A celles et ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler

 

 

 

 

 

La sonnerie acérée
Déchire la grande toile
Que la nuit avait tissée,
Patiemment, sous les étoiles.

Couverts de la tête aux pieds
De ce drap de quiétude,
Chacun, chacune, dormait.
Les voilà pleins d’hébétude.

Implacable et sans pitié,
Réveil-machine arrachant
Les travailleurs fatigués
A leurs rêves impénitents;

Cette nouvelle Salomé
Sur son cadran tel un plat
Veut leurs têtes embrumées
Que par décret on trancha

Les déposera aux pieds
De la cruelle Hérodiade,
Qui prend aujourd’hui les traits
D’un stakhanovisme fade.

Macron, roitelet gâté,
L’encourage, se fait complice,
Il consent très volontiers
A cet odieux sacrifice.

Pourtant, son règne s’érode
comme celui
d’Hérode en son temps.

 

Photo : artiste norvégien dont j’ai oublié le nom…

Un texte de mon ami Jean…

…pour accompagner l’une de mes photos, prise lors d’une promenade dans un village du Vercors.

Dit du mur et du lierre

Ainsi sont les pierres du mur

Dures

Solides

Solidaires

En nombre non négligeable

Pourtant les branches de lierre

Portant milliers de racines et de feuilles fragiles

Montant à l’assaut

A force de patience et d’opiniâtreté

En viendront à bout

Ainsi des puissants et des peuples du monde des humains

Jean Roy, janvier 2020