Escale à Combovin pour la nuit

Combovin est comme l’amour en cage. Retranchée derrière ses montagnes et ses grilles de fer forgé, elle ressemble à un fruit mûr qui s’offre généreusement à ceux qui se donnent la peine de lui rendre visite.

 

Combovin la douce.

Protégée des abords agités du Rhône par les petites montagnes de la Raye, Combovin se love au creux d’un paisible vallon. La quiétude y endort les chats, adoucit le cœur de ses habitants et apaise celui de la voyageuse en quête de repos.

En marchant à travers les rues secrètes, je tente de deviner la vie cachée derrière chaque porte, chaque grille ouvragée. Un souvenir me guide : celui d’Anthony; doux adolescent rencontré à Valence, aussi affable que ce village qui est le sien.

Pour clore cette journée, je me délecte des fruits de la générosité : du pain offert par les bons amis avant mon départ, des mûres bien charnues et un physalis : présents trouvés dans cette ravissante combe.

 

Un petit matin ensorcelant

Sept heures du matin, dans le silence du Vercors. Venus des bois proches, baignés de bleu et de noir par le jeu de la lune à travers les résineux.

Les hurlements d’une meute de loups (qui étaient en fait…des chiens de traîneau :)).

Forte émotion d’entendre enfin ces cris tant de fois fantasmés, tant de fois imaginés; beaux et inquiétants.

J’ai presque retrouvé mes 4 ans

Déchirer, découper de travers, faire des taches de colle, des traces, écrire sur les pages de garde : se moquer des règles de la reliure, choisir la spontanéité plutôt que le soin. Mon filleul m’a envoyé un magnifique collage, j’ai voulu lui répondre comme si j’avais son âge. Face au cynisme ambiant…j’aimerais apporter une once d’impertinente légèreté.