|4| Nuit d’ébène, nuit d’Ébène

Le feu, seul, nous éclaire et réchauffe.
La lune n’est pas là pour l’arrivée du printemps.
L’accolade est proscrite.
Triste printemps en cette nuit d’ébène.

On se console avec les mots,
Malgré tout, le cœur peine,
Quand les corps sont loin.
Triste printemps en cette nuit d’ébène.

Et toi Ébène, tu n’es pas triste.
Tu as un an et tu as compris
Que l’accolade est proscrite.
Tu es joie dans notre nuit, Ébène.

Tu me cherches de ton regard joueur.
Je suis ta voisine et ton amie.
Malgré nos peurs, tu vis ;
Tu es joie dans notre nuit, Ébène.

J’ai presque retrouvé mes 4 ans

Déchirer, découper de travers, faire des taches de colle, des traces, écrire sur les pages de garde : se moquer des règles de la reliure, choisir la spontanéité plutôt que le soin. Mon filleul m’a envoyé un magnifique collage, j’ai voulu lui répondre comme si j’avais son âge. Face au cynisme ambiant…j’aimerais apporter une once d’impertinente légèreté.

Pauvre Beaux-Arts magazine n°275. R.I.P. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je voulais juste vérifier que mon pot de colle n’était pas périmé…et on dirait que ça a dégénéré.

collage