La garde

Je vais bientôt les retrouver
Blanches, têtues et amicales
Avec leurs pampilles et barbiches
Guidées par leur appétit changeant
Tantôt à la lisière du bois
Tantôt au bord de la rivière
Et parfois dans les hautes herbes

Là, gardienne débutante,
Je pourrai savourer le miel
D’une solitude paradoxale
Liée à ces quinze chèvres
Soucieuse, alerte, en éveil
Attentive à leurs besoins
Et pourtant sans mes semblables

Seule, installée en moi-même
Pleine de mes pensées,
Des récits de mon âme

Et parfois, Gentille c’est son nom,
Viendra doucement poser
Sa tête contre moi

Comme pour me sauver
De l’abîme

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