|4| Nuit d’ébène, nuit d’Ébène

Le feu, seul, nous éclaire et réchauffe.
La lune n’est pas là pour l’arrivée du printemps.
L’accolade est proscrite.
Triste printemps en cette nuit d’ébène.

On se console avec les mots,
Malgré tout, le cœur peine,
Quand les corps sont loin.
Triste printemps en cette nuit d’ébène.

Et toi Ébène, tu n’es pas triste.
Tu as un an et tu as compris
Que l’accolade est proscrite.
Tu es joie dans notre nuit, Ébène.

Tu me cherches de ton regard joueur.
Je suis ta voisine et ton amie.
Malgré nos peurs, tu vis ;
Tu es joie dans notre nuit, Ébène.

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