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Sept petits livres accordéon pour jouer la musique des couleurs. Quelles couleurs ? Celles des photos que prendront les stagiaires de mon amie Florence Lelong. Et c’est pour moi l’occasion de retrouver les gestes qui coupent et collent et créent le livre. Retrouvailles heureuses qui ont pris comme décor le joli atelier que me permet d’occuper Florence, justement.

J’ai découvert l’univers du fameux Yoshitaka Amano – chargé du character design pour Final Fantasy entre autres – il y a deux ans et j’ai été charmée. J’avais donc fait un dessin au crayon d’après une de ses œuvres, histoire d’entrer un peu plus dans ce qui en fait la magie. S’inspirer des maîtres, voilà un exercice bien connu pour renforcer sa pratique. Ce soir, j’ai pensé à ce dessin et j’ai décidé de le reprendre et de le marier avec mes inspirations du moment, en l’occurrence mes paysages nocturnes. J’aime penser que la lune puisse prendre les traits de cette femme aux serpents, qui n’est pas sans me rappeler la figure de la Vouivre. Cette créature dont les histoires terrifiantes ont peuplé mon enfance bourguignonne, m’apparaît maintenant comme un refuge de la pensée : femme libre, liée à l’eau vive, au flux, au mouvement qui soigne mes accès de…

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Le chaudron avignonnais dont je suis sortie maintenant m’a laissée quelque peu éparpillée. J’ai beaucoup de choses à digérer : l’appel de la poésie et de la scène, le soleil devenu rouge à travers la fumée des forêts qui se consumaient alentours, la rue cruelle ou généreuse, le lien avec mes ami.es poétes.ses – si fort -, la danse qui créée les corps. De quoi nourrir mes dessins et mes desseins futurs. Et nourrir aussi le podcast que je proposerai à la rentrée sur les ondes de Radio Saint Ferréol. Je vous emmènerai dans les coulisses de mon atelier, on discutera créativité, pannes d’inspiration, complexes, anti-académisme… Voici un extrait, enregistré pendant que je faisais ce dessin que j’ai terminé en écoutant le titre « Attachment » par Fox.

C’est parti pour trois jours dédiés à la poésie. En marge du festival, mes compagnon.nes de mots et moi allons occuper la rue pour déclamer et danser. Je profite des derniers moments dans la campagne avant d’affronter le macadam brûlant ainsi que les regards des passant.es, qui peuvent tout autant brûler notre foi d’apprentis troubadours. Ce soir le ciel est en fête, et mes crayons aussi.

Halte à Orange. Le voyage à vélo, c’est une occasion en or de dessiner sans soucis de bien faire. Peu de matériel, pas de plan de travail. On fait avec ce qu’on a. Et en général on a un coeur. Alors ce midi, avant de reprendre la route, je dessine avec mon coeur. Et pendant que les chibanis du coin refont le monde près de moi, je regarde discrètement leurs visages ridés. Et je pense à Lehu, âme sans maison mais avec plein d’histoires à raconter. J’ai partagé le petit déjeuner avec lui ce matin et son visage était une histoire à lui tout seul. Et ce joueur de luth alors ? Quelle histoire est-il en train de nous raconter ?

Avec ces photos, saurez-vous deviner ce qui se concocte dans le petit pays de Kartaline ? Un nouvel atelier ! Oui oui ! Au sommet d’une colline, avec une vue imprenable sur le Vercors, ce nouveau lieu de création accueille désormais mes idées, mes envies, mes inspirations, mes élans créatifs. Et les vôtres aussi ! Reliure, dessin, peinture, collages, écriture… Vous êtes partant.es pour explorer tout cela avec moi ? Courant du mois d’août, je proposerai des dates. N’hésitez pas à votre tour à exprimer vos envies de découvertes artistiques ou de collaborations. Un nouvel atelier c’est aussi l’opportunité de s’ouvrir à de nouvelles expérimentations ! Pour me joindre, appelez-moi 06 48 25 06 68 ou écrivez-moi à maudmorel@kartaline.fr

Énorme, hier, elle était énorme. J’ai vu sa lumière envahir la nuit à peine tombée, le grand chêne derrière lequel elle se levait, en ombre chinoise. Et j’ai repensé à toutes les fois où elle s’est invitée dans mes dessins. Un clic sur les images pour les voir en grand 😉

Et à la fin tu verras, quoique la poésie continue à être inutile, il ne te sera plus possible de vivre sans elle. Nuno Júdice Merci à Emmanuelle Cordoliani pour m’avoir suggéré ce bon mot. Pour la lire ou écrire avec elle, c’est au Café Europa que ça se passe. Je vous recommande la visite.

Ce matin, j’ai rencontré Célia, poétesse valentinoise dont la poésie sensible et authentique m’a beaucoup émue. C’est donc avec joie que je vais me lancer dans l’illustration de son recueil : Ton poème en fuite. Ensemble, nous avons fait se rencontrer nos idées, nos univers, notre vision du monde, notre expérience du monde. Et nous nous sommes retrouvées sur plusieurs points. Le tout autour d’un thé et de croissants bien moelleux, dans la douce joie de la rencontre.

Voyez-vous avec qui j’ai passé la journée ? Entre deux éclats de rire elle m’a chuchoté à l’oreille que le spectacle de mon ami Jeremie Korolitski est en bonne voie pour arriver jusqu’à votre cœur. Ça s’appelle « La théorie du compost » et en voici un extrait : BOUQUET DE FEMMES Violette, Marguerite, Jacinthe, combattent la plainte. Valériane, Marjolaine, Gentiane, effacent la peine. Camélia, Véronique, Hortense, Lila, génocident la paranoïa. Capucine, Anémone, plus rien n’est monotone. Valse des saisons douce étreinte, laisse des empreintes. Une feuille de papier, infime, entre l’amour et la haine. Ce qu’il reste, les souvenirs, tendresse maestria. Faits d’hiver, printemps, été, automne.

Ce matin, je travaille de nouveau pour le projet « Théorie du Compost ». Cette peinture numérique en est encore au stade de la recherche. Mais déjà, on sent l’émotion qui circule, n’est-ce pas ? Tiens, ça me donne envie d’écouter ce morceau dingue de Die Antwoord. (A écouter impérativement avec le son à fond :))

J’aime composer ces paysages nocturnes, ces montagnes étranges ! Doux moment, plein de mes pensées qui sautillent sur les étoiles et ondulent sur les courbes. Ici, sous forme de carte à ouvrir et à offrir, comme une fenêtre ouverte sur le rêve.

Il y a presque un an, l’ami biographe Benoît Houssier m’a interviewée dans le cadre de la série biographique qu’il intitule « L’inspiration de nos héritages ». Depuis plusieurs mois je nourris des réflexions sur la façon dont je peux organiser ma vie artistique pour qu’elle se mette au service de mon épanouissement personnel, des questions de société et qu’elle rayonne positivement sur les gens qui me croisent ou m’entourent. J’aimerais que mon art soigne, libère et inspire. Et il semble, que j’ai trouvé un chemin pour tendre vers cet objectif. Aujourd’hui, je relis donc cet article comme on ressort les photos de famille : pour se rappeler d’où on vient, le chemin parcouru, les mutations… J’ai l’élan de partager ce texte avec vous, car il y est question de créativité, de collaborations et des valeurs auxquelles j’ai envie de rattacher ma pratique artistique. Il commence à dater un peu mais il…

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C’était une idée du talentueux Timothée Mathelin qui, en plus de fabriquer de dingues images, est aussi engagé pour le son auprès de Radio Saint Ferréol. L’idée donc : pour les 40 ans de la radio, j’étais missionnée pour réaliser un collage sonore à base poésie et chants d’oiseaux. J’ai ajouté également quelques bruitages et la musique envoûtante du non moins talentueux Komak. La chose durait une heure et elle est écoutable ICI. Et la suite, c’est Ben du château Pergaud qui l’a suggérée : cette bande sonore s’associerait à une jam de danse contact, proposée par l’association Le Pergo. Alors, pour que le moment soit vraiment immersif et poéticosmique, j’ai fait appel à la perle Eloïse Baslé qui « aime penser le graphisme vivant, en mouvement, en résonance avec le son et le temps.” Et ça donne deux heures de danse contact, soutenue par deux heures de son et deux…

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L’ami Jeremie Korolitski (l’un des trois mousquetaires de l’association Les Murmures de l’Onde) prépare de quoi vous faire rêver de brouettes et de plans de carotte. Restez attentifves à l’annonce d’une date ! Quant à moi, j’ai exploré, avec cette affiche un autre univers graphique que celui auquel je suis habituée. Ça fait du bien de se secouer la créativité ! Et c’est toujours un immense plaisir de dessiner au service de la poésie !

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que l’association KARTALINE vient de voir le jour. C’est officiel ! Pourquoi une association ? Pour promouvoir et soutenir concrètement les actions et valeurs qui me tiennent à cœur. Dans ma boîte à idées, il y a… Des ateliers dessin pour se décomplexer et retrouver le plaisir simple de ce mode d’expression, loin de l’académisme qui freine parfois nos élans créatifs Des ateliers pour apprendre les bases de la reliure, utiles pour assembler ses dessins, ses textes… Des ateliers dédiés au travail du papier. Pliage, collage, découpage, mosaïque, paperolles : tout un monde à explorer ! Des échanges de savoir-faire sur les techniques de collage sonore et de montage vidéo Le tout dans mon atelier, ou bien ailleurs en partenariat avec d’autres structures. Ça vous tente ? Si oui, vous pouvez dès à présent me le faire savoir en m’écrivant un mot doux…

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Cœur casséKinsugiDe l’or sur les plaies

Quelque chose se trame et s’écrit du côté de Jeremie Korolitski ! Et quoi de mieux qu’un dessin pour commencer à annoncer l’événement ? Jérémie est un frère de plume, slameur poète qui fait partie du trio inspiré des Murmures de l’onde, cette belle association au service du mot, avec laquelle j’avais déjà collaboré.

En bidouillant des images, je me suis dit que « ça » c’était fort joli, alors que « ça » n’était que le début du travail, le brouillon, le bazar préparatoire. Idées à garder pour d’autres travaux, donc…

Invitée par l’association l’Ebullition, j’ai participé avec mes crayons à l’atelier d’écriture qui se donne pour objectif d’ ouvrir l’imaginaire pour des futurs désirables à Romans. C’était un événement ouvert à toustes, gratuit, à la Maison de quartier St Nicolas de Romans-sur-Isère. Il prenait place cette fois-ci dans le programme du festival des Pas d’côté. Et il fait écho à d’autres ateliers dans le même esprit, qui font suite au travail des Ateliers de l’Antémonde qui se donnent pour mission de collecter des textes qui « fabriquent des imaginaires enthousiastes et critiques ». L’atelier d’écriture a débuté par la lecture d’un texte propre à nous projeter dans ce futur que nous aimerions désirable. Romanka est une petite ville au pied du Vercors, au bord de l’Isère. On est en 2100. On a retrouvé des bouts de textes, des bribes qui relatent la visite d’une délégation de visiteur-euses, un rituel annuel établi à…

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